mardi, 16 septembre 2008
Barbouillé et inexplicable
Une eau, d’une transparence sans faille et d’une fluidité lucide, s’écoulait de la ceinture du toit et venait combler le creux de ma main. Chaque goutte me fournissait un picotement agréable, une douceur fraîche venant de si loin. L’orage s’était noyé dans le caniveau ses restes s’inséraient dans la terre du jardinet de la demeure familiale. Deux heures de tapage et de brisure, deux heures de rage et maintenant le calme… Les nimbostratus oubliaient les tiges d’un vert olive, ils fonçaient vers l’intérieur.
L’été ?
Foutu été…
Ma mémoire ?
Quel souvenir de cet été de misère ? Quelle image devait-être protégée ? Du superflu ? Peut être un instant… L’orage fut ainsi : inexplicable comme les réflexions qui chuintaient dans l’espace réservé de ma boite crânienne. Malgré toute la précaution que je m’étais en application, le liquide fuyait entre mes doigts et perlaient sur le sol, vivement avalé par la fissure du sol. Rien ne pouvait rester en moi ! Tout s’échappait… Tout sauf l’inconcevable ! Ces multiples formes qui dévoraient mes intimes soies. J’aurais pu rester immobile mais un sifflet me tira de cette posture. Je ne pouvais perdurer dans ce décor, je devais franchir l’inabordable… rejoindre la cuisine par la baie vitrée aux trainées de doigts. Marchant mièvrement d’une flaque à une autre je redevenais enfant, et me souvins des jeux de marelle. Sautillant dans les alvéoles boueuses je parvins dans un état lamentable… Chaussettes, pantalon, polo ! Imbibées, souillé, trempé… Tel un garnement mon costume était dans un pitre état. Qu’importe les que dira t’on ? Ce jour là j’avais retrouvé mes jeunes années oubliant pour un instant le tracas de la vie adulte. Je n’avais plus de femme, plus d’enfant… Libre ! Barbouillé mais incontrôlable. La voisine moqueuse épiait mes gestes, je mis à nu mon corps vieillissant, je savais quel mirait sur mes charmes masculins… Même si tout devenait pâteux avec une absence certaine de muscle, je savais qu’elle aurait bien aimé un moment à deux… Sa solitude rendait plus attrayant mon enveloppe. Deux trois heures auraient été pour elle un enchantement. Je savais que me voyant nu ses yeux n’auraient qu’un seul objectif… Allumer ses souvenirs. Devant la baie j’abandonnai mes vêtements et atteignis la cuisine accompagné par les recommandations de mon épouse… Par moment j’appréciais d’aller au-delà de sa perception des choses… Entrer dans un décor qu’elle ne pouvait concevoir et suivre un scénario dont chaque moment était pour elle une absurdité. Elle ne riait pas, trouvant ridicule mon attitude, irresponsable finissait-elle par évoquer… J’étais irresponsable ! Son état m’amusais, je finissais souvent le repas seul, fatiguée de mon comportement elle préférait quitter la cuisine et fuyait mes jeux.
L’orage était ainsi…
Inexplicable.
Plip Gouttereau
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dimanche, 31 août 2008
Confusion
Confusion dérivant, enfermant le poudrin.
Ce terroir en couche, et en éducation,
Ce brisant asséché, emporte son quatrain,
Ce mousseux élément s’envole sans mission
Confusion dérivant, enfermant le poudrin.
Par moment la confusion s’invite. Ce n’est pas qu’elle soit impolie ni même effrontée mais arrive chez vous par un beau matin… Sans bagage, sans vêtement, une nudité limpide, sans artifice vibre sous un voile satiné. Sa féminité s’allonge sur le sofa et, les bras ballants, s’endort. Ce doux visage libère les ondes océaniques aux reflets merveilles. Des courbes d’une rondeur charnelle se dévoilent. L’enfant, que je ne suis plus, cueille quelques rêves, et sous l’abri du taillis, laisse éclater sa joie. La confusion est ainsi… Elle s’endort contre l’édredon aux plumes d’oies.
Ce terroir en couche, et en éducation,
Lorsque le voile de la fenêtre ondule, les pas, sur la dalle, vont et viennent. La froide céramique devient un territoire d’où s’élèvent d’innombrables prétextes. Les conquêtes menacent la planéité de la bâtisse ! Dans l’ignorance, le sofa roupille, sous sa jupe de ressorts, chaque carreau de faïence devient une zone de combats. Mouches, scarabées, fourmis et bon nombres de coléoptères s’affrontent pour la moindre brindille farineuse…
Lorsque la confusion dévoile ses seins les affamés déraillent et trépassent leurs chimères, percutées par les lames du soleil. La confusion est ainsi… c’est une candide s’offrant à tous pour deux trois piécettes.
Ce brisant asséché, emporte son quatrain,
Sur une estrade, des effluves de craies réveillent l’innocence. En s’étirant cette dernière s’allonge et de la pomme de sa main, caresse un espace garni de particules. Poussières voltant, comme les nimbus au dessus des monts vibrants et aux éboulis marins, d’un mouvement de cil elles se dispersent… Voici qu’apparaît la sphère ! Le globe ! Trois cents soixante degrés de rencontres probables. En ce lieu, la confusion tourne ses pages et les histoires tourbillonnent, les fuseaux roulent vers une dentelle vaporeuse. Lorsque la confusion soulève son voile, sa nudité invite les voluptés du matin.
Ce mousseux élément s’envole sans mission,
Tout redevient calme… Le matin a tordu le coup aux sombres étoiles. Une lutte rotative, affinant la soie. Des vêtements sur un porte-manteau, d’autres, dans l’armoire, Le corps humain cherche protection sous le tissus. Laideur épidermique, boursouflures musculaires, l’homme s’étire, pose un pied sur le dallage de la chambré. Les effluves de caféine l’appel, tel un chien il renifle son chemin. Dans le couloir point de lampadaire ! Tout au plus un caniveau… La cuisine attend ! Dans son peignoir sa compagne pilote le petit déjeunée. Ses seins, aux lourdes promesses, pointe vers un croisant. La boulangerie du coin est fermée, faut faire avec les moyens du moment. La confusion est ainsi… Ephémère comme la mère de l’enfant que j’étais ! Il y a bien longtemps…
Qu’un bon matin malin, cueille la confusion,
Alors sous une aube, butine ma raison.
Bien à vous
Plip - Gouttereau
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jeudi, 07 août 2008
Qu'il est difficile
Âpre carapace aux belles eaux saumâtres,
Roide matinale au béret épineux,
Dodinant ton corps, dans la glaise crevassée,
Tu épis l’âtre embrasant le résineux…
Le dos brisé, allongé sans vie, sous l’ombre,
De ton torse craquant sous les coups de l’astre,
Une enfance sautille, les vers dénudés.
- Qu’il est difficile de suivre les matinaux !!? Ils ont tous un front sec, dépourvu des marques du polochon plumeux. Leur évier de cuisine reste vide et les reflets de javels en suspends, réduisent le bien fait d’un noir café ou d’un lait chocolaté… Dans la pièce d’eau, l’eau de Cologne à fait son œuvre, un dentifrice absent et une brosse à dents perdue dans un godet en plastique… Les matinaux ont une emprise sur le peigne mais ne peuvent domestiquer le gant, ni la serpillère, ils se hâtent de rejoindre le seuil. L’édition peut commencer !!?
Qu’il est difficile de cheminer à leur côté !!? Ils pénètrent la contrée sans prendre soin de retirer leur botte. Des marques de caoutchouc au matin lavé sur la glaise du sentier. Je clopine d’un ridicule… Mes genoux craquettent, je me traîne le souffle dans mes poches percées… le retardataire à toujours des fouilles en vadrouilles, une écharpe en bandoulière, c’est un élu du cocasse !!?
- Qu’il est difficile de porter le sac et le canif pour un tel voyage ! Je vais comme mes semblables, vers les cimes inexplorés. La brume emprisonne chaque élément végétatif, s’arrêtant par moment sur les dentelles des araignées soigneuses, et offrant un dernier espoir, abreuve les insectes retenus sur la soie étirée des galantes bestioles aux multiples pattes. Ces dernières avancent vers la pitance, dans un très proche, elles vont sucer les proies, vidant celles-ci de leur vie intérieure, laissant une enveloppe vide, sans le moindre mot, sans le moindre sursaut… qu’il est difficile de finir sa vie sur la toile du matin !!?
- Qu’il est difficile d’oublier la chaleur de la braise de la nuit !!? Les plies des draps, des stigmates d’une nuit où le rêve colonisent l’épiderme et y sème des souvenirs. Oubliant les matinaux je saute les pieds joints dans ce songe fabuleux… Oh combien agréable, combien propice aux mélopées de l’accordéon ; la nuit, le violon, la harpe s’endorment laissant dans la fosse de l’orchestre un piano à hampe. Valsent ainsi les voluptés.
- Qu’il est difficile d’éteindre la nuit, puis, suivant les matinaux, s’éloigner du chemin retournant… De la pointe du canif je grave sur ma peau le trajet d’une certaine revenante… L’ouest me fatigue, il frime sur les plages fleuries de parasols en tous genres… Derrière l’improbable avenir, il me sera moins difficile de retrouver l’ombre de sa chevelure. D’une rotation du bassin je verse mes dernières forces.
Bien à vous
Plip - gouttereau
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jeudi, 31 juillet 2008
Voguez cimes !!? Voguez au delà...
Dans vos chaumières vous prétendez que nul mont ne pourrait voguer ? Vos bolées pétouillant de cidre, vos yeux miroitant des ondes, vos barbes moussant l’écumes des longs voyages. Vos invoquez tel ou tel sortilège !!? Sur le ponton, votre tignasse emprisonne les ruraux… Les autres, jamais partis, guettent le dernier clin d’œil de l’allumette.
« Une montagne ! Dans l’océan devient du sable pour des pâtés de garnements… Ici une grenouille, là un donjon, plus loin un canard… Les pics vertigineux finissent ainsi, sur la plage, des marmots tapotent sur le cul du seau… »
Pourtant croyez-moi ! Une cime vogue. Sa voilure gonflée par l’altitude.
Par là haut, au delà du phare, les rustres godillent, transportant leur carcasse d’un versant à un autre. Les sentiers caillouteux font claquer la langue des veines saignant du mont. Ils grimpent vers l’absence et déjà leur poumon leur signal qu’ils approchent de la promise.
Croyez baroudeur en cette voile enflée du souffle des récifs sans écume !!?
Dans vos chaumières voguent les rots gazeux !!?
C’est de la pomme… Plus loin, plus haut c’est de la myrtille !!?
« Le regard des voyageurs d’où qu’ils viennent d’où qu’ils vont perlent face à l’horizon »
J’en ai vu des sommets voguant sur les flots improbables.
J’en ai vu des crêtes noyer dans les fonds des nuages…
J’en ai vu des chemins perdus dans la brume, sans la moindre corne !
J'en ai vu des retrouvailles après l'absence !
j'en ai vu des cuillères tordues se perdent dans des bains citronnés
J'en ai vu du caniveaux glissant !
Croyez Capitaine !!?
Croyez aux cimes voguant…
Bien à vous
Plip
00:48 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 27 juillet 2008
Faut s'y mettre
Il me faut apprendre cette langue venue d’une île à la Manche froide. D’avoir trop siroté la Mer du Nord, les dialogues, que je dois apprendre, débordèrent du réceptacle bien avant mon approche… Submergeant des contrées éloignées ce langage devint bientôt incontournable. Ils sont partout les linguistes britishs !!? Dans chaque continent, le couvre chef sur leur tête, les dialoguistes ont essoré les dialectes originaux pour verser leurs surplus grammaticaux. Et moi dans tout cela ?
L’homme que je suis en ce jour d’écriture n’a même pas atteint le stade novice… L’homme que je suis n’est qu’un puceau à la langue maternelle râpeuse n’ayant nulle chambré dans le noviciat, l’homme que je suis se prélasse sous l’ombre d’une mono… La communication que l’homme que je suis maîtrise, avec néanmoins quelques maladresses, est une mono-communicative. C'est-à-dire une direction bi-naturelle ! L’homme que je suis parcourt les sentiers de l’évolution, depuis sa première gorgée de lait. L’homme que je suis se souvient qu’il pressait sans compétence le mamelon, ses lèvres pinçaient la pointe et il se régalait du nectar…
Aujourd’hui, effaçant les traces sur le tableau noir de mon école primaire, je perçois l’utilité de raisonner avec discernement… Fini les conversations aléatoires, les recherches infructueuses ! Aujourd’hui je deviens un futur linguistique bi-langue… Pour la bienséance des galantes, conjuguant l’article avec l’action…
« I am a man d' aujourd' today… »
M’ouais encore du boulot à tailler dans la foret… J’ai ma hache mais ne peut concevoir de meurtrir la boulinière...
« I am sorry ».
Bien à vous
Plip
02:41 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 22 juillet 2008
Chemin d'école
Apprendre, apprendre pour ouvrir d'une main le destin.
Pour sortir il faut :
Un chandail,
Des sandales,
Un éventail.
Mais attention ! Trop de dalles nous transforment en épouvantail.
Mieux faut un cartable avec crayon et gomme et choisir son chemin d'écolier !
Qu'une salle aux dalles glissantes et aux fermetures inoxydables...
Chemin faisant l'écolier écorche ses genoux aux abords des roncières de la découverte.
Plip
01:58 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 20 juillet 2008
Des barrières libertines
Rien ne sert de courir il faut partir à point ! Devient : Rien ne sert de fleurir, il faut mûrir à point.
Rien ! Pas un chemin en pleurs n’éteint les flammes du condamné.
Ne pas oublier de pétrir la pâte évite de saluer son ennemi.
Sert ! La servitude est une habitude qui déroute la brute….
De trop de pain, le ventre éclate… De trop d’absence s’effrite la raison…
Fleurir en décembre à bien plus de valeur que la semence du printemps…
Il court sur les ailes du temps, attrapant la tristesse solitaire.
Faut une paire de chausse en corde pour le pendu.
Mûrir en avril fait sonner le tocsin dés juin..
A demain pour aider son voisin.
Point de fin, la terminaison est une menace coutumière…
Sommes-nous obligés de transformer la réalité ? D'entretenir en nous un brin de folie...
La fontaine alpine déborde et de petites flaques prennent possession des failles, des entailles, des versants... Des rides aux reflets vermeilles apparaissent sur le visage de la montagne. Dans la vallée le tintamarre des bovins annoncent de prochains festins. L'alpage verdoyant frissonne par la froidure d’un acte : l’effacement de leur présence dans ce décor imagé.
Sur une pente, surplombant le filin de terre, ce cordon qui me permettra de joindre l'autre versant, des toiles de tentes baillent. Les fermetures s'amusent... Des craintes d'enfants surgissent du ventre des canadiennes. Ce sont des citadins perdus dans la chaîne rocheuse... Guide ? On me souhaite guide !!? Non.
Cela me parait insupportable... Je possède bon nombre de folies mais pas celle de montrer la direction... Moi même étant en perdition ! Je me souviens de cette citation : "Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire" Lafontaine n'est-ce pas ? Dans mon cerveau s'emmêlent les fils grammaticaux ; un torticolis linguistique me revient en écho " Aucun chemin de pleurs ne peut éteindre les flammes de la réalité".
Je poursuis mon ascension, le souffle lourd, le dos courbé. Le vertigineux sommet m’effraye malgré cela je sillonne la pente bientôt rejoint par la solitude et ses phrases silencieuses. La végétation verdoyante s’est progressivement estompée laissant apparaitre la peau rude de la roche. Les arbres ont disparu voici plus d’une heure, deux trois champignons cherchant ombre domicilient entre deux blocs. Quelques mousses colorisent le dessin. En cet instant je comprends le fragment de l’œuvre de Lafontaine « Aimez, aimez, tout le reste n’est rien ». Sacré personnage ce Lafontaine. Perché sur cette altitude et cherchant un peu d’oxygène je m’amuse, énonçant une folle transformation « Ensemencez, ensemencez, frêle homme, votre vie n’est rien »… Je regarde le pic que je vais prochainement arrondir de ma gomme de randonneur puis sur les ailes du moment ma solitude s’envole…
« A table mon ami… à table ». Ce sont toujours nos bons sentiments qui nous font faire de vilaines choses. Je pose mon crayon HB et rejoins la cuisine. Ma femme et mes enfants sont là… Autour du potage. C’est promis demain je cherche un nouveau métier.
Une vallée ?
un dessin avant de peindre...
Regardons nos pieds...
Peu de choses nous sépare !
Plip
01:37 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 19 juillet 2008
Un retour enterré !
Qu'importe l'assise ! Le rêve n'est embarqué qu'épisodiquement... Suivant la côte il vogue, de vague en vague, s'immergeant bien souvent sous une écume lourdement chargée de minéraux. Le poids du temps se mesure à pelleté de sable !
La dune prit ses quartiers sur une surface de l’ouest. Longeant la rive elle emprisonna des câbles électriques, des fils barbelés et bons nombres de poteaux. Quelques capsules rouillées dormaient sur la surface, elles attendaient d’être avalées par la voracité des monstres minéraux. Puis sur le dos du cordon de sable, une quantité de mégots répandaient leur vulgarité tabagique. Polluant les poumons dunaires.
Sur un banc un homme, un solitaire ! Chaussé de sandales en daim il supportait avec grande difficulté ses cinquante ans. Il regardait l’étendue océanique bien au-delà de la bestiole de sable dévoreuse de souvenirs. Il scrutait la ligne lointaine… Il savait ! L’écume du large menaçait les cirés poissonneux. Des manilles se montraient intéressantes en tapotant sur le mat des vaisseaux sans voiles. Ces derniers ne rêvaient plus, ficelés à l’ancre envasée ils déambulaient en fonction de la marée.
Cet après midi, juillet gardait son pull-over. Quelques courageux batifolaient dans l’eau froide. L’homme solitaire apercevait quelques conversations sans prendre garde de l’origine. Les mots voltaient par la brise océanique.
Dans la maison de l’individu esseulé, sur la table de la cuisine le tome 1 restait fermé. A en juger par les déchets des repas coutumiers il y avait bien longtemps qu’il n’avait pas été ouvert. Il sommeillait parmi les miettes et les épluchures. Le tome 2 restait ouvert et les pages se mouvaient par le courant d’air. Cet air voyageait dans la demeure. Il arrivait par les fenêtres restées ouvertes puis traversait le volume culinaire.
L’homme quitta l’espace murée en début d’après midi puis oublia le lieu pour rejoindre une récolte… Il s’était décidé ce matin ! De bonne heure il se leva, retourna le jardiné, pris quelques légumes puis joignit cette assise en bois tendre. Il n’avait que faire de ces jours qui s’accumulaient formant ainsi les fondations d’un mouroir… Demain devenait de plus en plus improbable ! Alors avant l’oublie, il partit loin de cette muraille où s’affichaient les rêves égarés. Sa promise voguait bien au-delà et lui s’apprêtait à la rejoindre. Dans sa besace deux trois salades, une poignée de radis et deux tomates. Il y avait aussi un bouquet de persil, il se souvenait qu’elle aimait tant cette verdure.
La route est longue sur la dune en mouvance !Pourtant il suffit d'attendre, et elle nous transporte.
Roulant ses éléments, l'animal sableux transporte les biens heureux...
Bon voyage à toi et surtout ne te retourne pas
Plip
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Peu de chose nous sépare...