vendredi, 22 août 2008
Attente insomniaque !!?
Ce début d’après midi me transporte en des territoires éteins. Sur des hauteurs sauvages, là où naissaient les conversations fumeuses brûle la roche. Un nuage ensanglanté de flammes, ‘’une étoffe soyeuse couvrant une culture légendaire‘’, s’abat sur le pic. Je ne comprends rien !
On me dit : « Ce sont des trios qui transportent une literie à travers un terroir, gravant les échelons pour joindre le pinacle ». Rien à faire je ne comprends toujours rien ! J’ai beau réfléchir, piocher dans mon jeu aucun élément ne peut m’aider. Je me sens ridicule ! Je n’ose pas avouer mon infortune… Alors je souris.
Cette demi-journée commence plutôt singulièrement ? Par une incompréhension ! La parure que j’emprunte pour une telle circonstance ne convient pas à mon corps… Trop grande, je nage dans le vêtement et deviens la risée de l’attroupement.
Pourrais-je un jour comprendre ?
Je sais bien qu’il existe des choses plus importantes ! Des moments cambrés, des pincées friables, des gestes pondérés. J’ai entendu des sourires charmants, aperçu des éclatantes fossettes, ingurgité des regards vifs… Malgré cela impossible de tous saisir !
Rien à faire, je ne comprends rien. La ferraille entrave mon évolution, mes raisonnements rouillent, les rivets retenant mes acquis ôtent leur chapeau et la demi-sphère roule sur l’estrade. Plusieurs trous restent béats ne pouvant retenir d’avantage… Ma carapace défaille.
Rien n’y fait.
Vide de compréhension, je baisse les bras, m’assoie sur un rondin et observe la fusion s’étendre au-delà de ma perception.
Le sommeil ? Peut être… Je n’y songe pas encore, pourtant !
Epuisé et nullement soulagé, je reprends mon examen. Je dois parvenir à saisir quelques brides… Les plus élémentaires, les plus simples… Celles qui permettent de communiquer normalement.
Sur le chemin, mon ombre reprend ses clopinements. Mes pas s’enfoncent dans la terre en sueur. Ils s’alourdissent. Un poids non évalué ! Je regrette ses étendues planes, ces pages environnementales sans la moindre bosse, ces décors faciles. Je regrette ses rides de glaises sèches. Qui est loin ce haleur ! Ses cordes sur l’épaule, ses cuisses aisément fortunées et ses mains calleuses mais éveillées. Les miennes sont bien douces et tellement ensommeillées ! Pas une plaie ! Pas une ride, ni même une cicatrice… Un épiderme tendre à jamais endormie et mes ongles argentés limés ce matin par une manucure à la blouse gonflée de seins et de ventre rond… Qu’il est loin ce point de départ. Cette odeur dérobée en catimini et conservée dans ma mémoire d’enfant.
Qu’il était bon ce moment de volupté… Je veux crier son prénom mais je dois protéger notre secret… Alors, pour ne pas trahir, je fredonne un couplet dont je conserve la sonorité :
« Micheline !
J’ai tant adoré le réveil de ce matin,
La douceur de nos draps et nos frissons voltant...
Et tes seins généreux, l’havre où rêve ma nef.
Micheline !
Ta matinée réveille l’adorable destin,
Volter bien au dessus de notre couchette…
Dormir en cet havre, ma nef contre tes seins »
Il est des choses bénies où la compréhension transporte mon âme bien loin des récifs talqués par la rude caresse des lois océaniques.
Il en est d’autres… bon nombres, bien sophistiqués que je ne peux saisir ? Le rouge honteux, cette percolation infâme, s’infiltrant dans mes failles, trahissant ma déroute. Lasse de tout cela je me couche sur le flan et attend la sentence… La nuit viendra… Avec ses crocs, ses griffes, ses moustiques et son nettoyage.
La nuit nettoie mes jours.
Bien à vous
Plip – Gouttereau
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samedi, 02 août 2008
Imaginer un désir !
Une nuit un homme franchi la haie, ouvre habilement une lucarne et rejoint une chambre… Une femme dort ! Sous les draps elle est nue. Que peut bien imaginer l’homme ?
C’est une nuit simple, monotone et dérisoire.
o Dans le fourré, surviennent des pas !
Dans le fourré libre de toutes tailles, quand tout est décoloré, lorsque cette antichambre à moineaux rechute, entraînant dans ses fonds des envolées gracieuses d’une sève élaborée, luttant à contre sens de la brute robustesse revenant de son voyage sous terrain, surviennent des pas…
o Un individu froissait la broussaille épineuse !
Un individu aux ombres obséquieuses, ambulant dans un quarante deux en cuir et à talonnettes ferrées, traversait la parure des végétaux enchevêtrés et somnolant sous les caresses d’une lune au quartier premier. Cet homme, examinant le malin chemin de branchages emmêlés, froissait la broussaille épineuse.
o Ses mouvements semèrent une brume cagoulée !
Ses mouvements, aux amples précisions et aux amplitudes régulièrement circulaires, semèrent le trouble dans l’écosystème. Pourtant les gestes étaient amicaux voir retenus par une profondeur respectueuse au fond cultivé. Un léger froissement accompagnait sa traversé floristique, quelques insectes diptères communément désignés par - moustique affable démangeant - tournoyaient au dessus de sa tête masqué d’un lainage noir, ne laissant apparaître qu’un regard bleuit. Une brume s’échappait de ses poumons et franchissait les mailles serrées de sa cagoule. Impossible de donner une image nette à cet être…
« la nuit tous les ? »
« Non pas une aussi simple image !!? » L’homme était simplement dissimulé derrière le mystère pour éveiller un prétexte…
o La zone plane aux failles éphémères !
La zone sans bosse, néanmoins couverte de vergetures de tailles biscornues possédait une plénitude déconcertante. Elle séparait une demeure endormie de la muraille végétale, où des individus herborisèrent des caducs de type Syriacus et des persistants aux baies toxiques. Cette plaine, aux plaies causées par le tranchant astre, fut parcourue dans un silence total… Pas un insecte, pas un papillon, pas une abeille ne vint distraire le visiteur.
o A la pénombre façonnée, les failles traversaient le décor !
A la pénombre venue les petites créatures rejoignaient leur repère… Cela venait de si loin ! Inscrit dans leur métabolisme… Les invertébrés articulés, respirant par des trachées et dont leur corps enveloppé dans un tégument chitineux composé de trois parties, pionçaient dans leur insectarium façonné par des ouvrières en chevilles avec les cadres dirigeants de la micro société provisoire. Les menacent grattèrent, reniflèrent, épièrent espérant un sursaut de courage pour les miséreux cloportes et autres carapaces. Les menaçants, grands prédateurs aux dos épineux où bien rampant dans les failles du jardin étaient à l’affut ! Mais invisible pour l’homme traversant le décor.
o Au rond point de la roseraie fuguait l’œillet !
Au rond point de la roseraie, - le gabardinier – jardinant à ses moments d’isolement, stoppa sa progression puis pliant genoux et chevilles, s’accroupit, devenant quadrupède puis – monopède - en s’allongeant sur le sol ridé d’un bon mois de sécheresse. Le site ne lui était pas inconnu… A maintes reprises il avait côtoyé la verdissante pelouse pourtant en cette heure de la nuit fuguait l’œillet ! Offrant ainsi à l’ornement une profonde composition méconnaissable. Le bonhomme eut du mal à s’extraire de cette absence et à reprendre ses mouvements.
o Bientôt le chevet et sa pendule !
Bientôt le chevet vibrera du tintamarre de la ronde monotone et dérisoire, percuté par l’instant présent ses boiseries craqueront des mouvements du levé… « Bientôt » disparaitra laissant place nette à « en ce moment » puis viendra un certain « après »… Après avoir absorbé l’énergie de l’instantané actuel, la période manœuvrera les fils des protagonistes fragiles. Une tierce de passe temps ! Cent vingt degrés de mouvements temporaires. L’expéditeur, - monopède -, cagoulé, - gabardinier -, couché sur le sol à l’extérieur progressait vers la lucarne. Un mouvement plus loin il entrait dans le foyer au son de la pendule.
o D’un tic et d’un tac vers l’étendue !
D’un tic adroit, son premier pied prit possession du sol carrelé, enregistrant une assisse fiable alors d’un tac, il élança sa deuxième jambe, pas si gauche que cela et son pied posé sur le sol devint un tic pour permettre au tic précédent de devenir un tac prochain… Ainsi de suite ! Contournant un panier à linges sales, pivotant sur la droite, glissant ainsi jusqu’à l’étendue…
o Sur le lit elle dormait sans noirceur !
Sur le lit, elle dormait paisiblement. Son corps nu se dévoilait sans retenu, posé sur les draps d’un cotonneux motif. Ses courbes s’offraient au visiteur, couché sur le flanc, un dos précisément parfait, des fesses, des cuisses, des mollets des talons et une chevelure, un ensemble parfaitement harmonisé. Devant cette étendue, l’homme se déshabilla sans bruit puis se glissa sur le lit, ses mains allant à la rencontre de cette chaire féminine. En chemin ses membres se perdirent dans la noirceur !
o L’homme s’endormit !
Qu’il est bon de revenir chez soi après tant de temps passé à écumer le zingue ! Qu’il est bon après une beuverie chez Marcel de revenir à coté de son étendue…
Bien à vous
Plip
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vendredi, 18 juillet 2008
Se souvenir...
Se souvenir de la durabilité des symboles,
C'est un peu s'endormir derrière le couchant...
Inventer un phénomène,
C'est marcher vers l'orient.
Je me souviens que je marchais à contre sens. Je voyais les rides éclatantes qui brillaient sur la surface d'un cour d'eau. Je le sais profond mais ne possède plus son identité ! Son point d'encrage est totalement absent de mon grenier. Je peux supposer qu'il doit être sur un point culminant et qu'il chemine de versant en versant pour joindre une vaste étendue. Mais ce n'est qu'une incertitude insupportable qu'il me faut résoudre. Ai-je assez de force, de volonté pour tendre le filin et retrouver ce repère ?
Je me souviens que j'avais un pantalon déchiré, un chandail en piteux état et que mes mains, plongées dans les poches du lainage, étaient meurtries par la froideur matinal. Néanmoins les couleurs de ma tenue ont disparu. Elles n'étaient pas blanche ! Elle n'étaient pas neutres ! Simplement j'ai oubliée... Elles sont devenues transparentes, improbables. Je n'étais pas nu cela j'en suis sûr j'avais déjà bon nombre de complexes et mon corps n'était pas un emblème ! Peu de femme me regardaient passer. Alors les vêtements m'étaient d'un grand secours. Je me souviens que j'avais marché toute la nuit. Mais en ce jour d'écriture je ne sais plus pourquoi ? Quel phénomène m'a t-il fait traverser la nuit ? Pourquoi ai-je emprunté ce sentier de terre ? Je ne fuyais pas, je n'avais rien a me reprocher, pas un crime, pas un délit...
Je me souviens que je marchais et que mes pieds me faisaient souffrir... J'avais des chausses en piteux états. Je crois que je devrais aller dormir peut être retrouverais le chemin de mon enfance avec mes jeux, mes rires et mes espérances. Peut être que l'aurore, vêtue de dentelles soyeuses, me montrera le chemin des jouissance enfantines.
01:50 Publié dans Offrande | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : derrière le couchant
mardi, 01 juillet 2008
J'arrives...
Voulez vous un fruit cher ami(e) ?

Ma corbeille est bien vide...
Deux variétés de fruits...
Les abeilles ?
Pas à l'heure, invisible !
Elles n'ont pas encore détectées la saveur.
A qui c'est attendre, tout est possible...
Un autre point survient et déjà le phénomène s'accentue. Nous avons désormais une triangulaire, formant une demi sphère, une demi planète. 180° de mouvements.
L'espace dallé redevient quelconque, sillonnée de droites entrecoupées elles mêmes de droites perpendiculaires. Des segments définis dans des ateliers puis installés par des mains habiles.Tout est question de début...
- Comment vais-je débuter ce blog ? Quel premier texte aura l'impulsion, le charisme satisfaisant pour rencontrer un deuxième texte, formant ainsi une conversation d'écriture. Et puis quel sera le troisième ? Le déclencheur ? Le fondateur de littérature ? cela ce nomme surprise.
- Quelle surprise puis-je offrir au visiteur ? Quel fruit ? Il m'en faudrait des moments de réflexions, des instants intenses pour définir ce don. Mes doigts gambadent tels des gamins de flaque en flaque, ils sautillent d'une touche vers une autre. L'épiderme non chaussé laisse des empreintes. Qu'importe ! Mes membres ne sont pas meurtrier, pas voleur ni violeurs... De simple articulations pour une écriture, pour déplacer un mot vers un autre créant ainsi un binome linguistique, puis le vocable s'intensifie et la conversation devient récital de strophes.
- Quel premier texte puis-je offrir au visiteur ?
Pourquoi un premier texte ? Pourquoi un assemblage lexical pour un visiteur improbable ? Oublions ce texte et allons vers l'écritoire pour brouillonner deux trois idées, 180° d'inspiration et l'esseulé deviendra le premier... Mon premier texte pour ce blog.
En attendant cliquez pour : Juste ainsi 08.pdf
Bien à vous
"Plip"
00:32 Publié dans Offrande | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : gouttereau, gouttières, plip heureux...
