samedi, 25 octobre 2008

Avant Propos

Sans image, les mots pleuvent

  • Pourquoi une telle démarche ?
    • Il est fondamentalement justifié de répondre à cette question ! En effet il incombe à ma personne d’entreprendre ce loisir intellectuel. Si je suis en mesure de répondre à cette interrogation tout en éprouvant une certaine satisfaction je pourrais alors en déduire une probable utilité. Elément énergétique dans toute démarche d’écriture. Le facteur déclenchant, outre l’interrupteur sociétal, familial, sentimental réside dans la relation entre chaque mot composant le questionnement : « pourquoi une telle démarche ? » Quatre mots possédant trois liaisons. C’est dans les interstices vibrants qu’est logée la réponse. L’impalpable raison fondatrice d’avant propos…
  • Pourquoi une telle démarche ?
    • Pour justifier l’errance du raisonnement… De nouveau ce mot ‘’Errance’’ ! Ce terme venant sans cesse de nulle part, dans la noirceur de l’ignorance où dans les lueurs d’une poésie maîtrisée. Je dois répondre à cette seconde question :
  • Pourquoi justifier l’errance du raisonnement ?
    • Pour apporter une cohérence à la fondation littéraire… Prenant acte de cette réponse, je m’aperçois de l’inconcevable : La cohérence peut-elle justifier l’errance ? Ces deux termes ne sont-ils pas opposés ? L’un évoquant une organisation harmonique tandis que l’autre virevolte sans but, sans destination, sans origine… Il me faut compléter ce raisonnement :
  • Pourquoi apporter une cohérence à la fondation littéraire ?
    • Pour inviter un éventuel lecteur… Donc il faut penser pour plusieurs éléments ? Un seul ne suffit plus. Une nouvelle difficulté consiste à inviter l’errance à trouver sa cohérence pour un élément ! De mono réflexion me voici devant un duo d’idées, un couple devant trouver l’harmonie pour s’extraire de l’instant… Donc je conçois de poursuivre le développement en répondant à :
  • Pourquoi inviter un éventuel lecteur ?
    • Pour permettre à mon intérieur de descendre du grenier… Me voici de nouveau en altitude et de plus dans la poussière jaunie du temps filant ! Et si tout était question d’enfance ou d’empilement ? Serait-ce futile de prendre en considération les évènements intérieur ? D’ignorer le point d’ancrage ne serait-ce pas la façade facile du refuge ? Ou la dernière surface que palpe le condamné avant de recevoir sa dose de projectiles d’acier ? Il est une évidence rejoindre une autre dalle :
  • Pourquoi permettre à mon intérieur de descendre du grenier ?
    • Pour libérer la certitude d’exister… J’avoue, après un bon nombre de pensées, d’écrits, de réflexions, de simulacres, de mentionner dans cette réponse, la cinquième de la démarche. C’est l’élément final dans l’élaboration d’un accord. En effet le cinquième degré d’une gamme n’est-il pas une extrémité permettant aux multiples évènements harmoniques de courir sur la portée ?
  • Conclusion :
    • Après cette averse de lexiques j’arrive à définir la raison d’une telle démarche : « Libérer la certitude d’exister ». Le moment est éphémère et s’approche d’un dénouement mesurable… Avant le regret du dernier souffle, avant l’impact de la balle, avant le festin des assemblages moléculaires, j’acte de mon existence. A la face de la société j’hurle mon nom, mon prénom. Sur le sable et malgré l’incessante marée j’inscris mes initiales. Le temps me permet ce loisir alors je profite des embruns volages et j’inhale les voyages des reflets prisonniers des eaux salines. Douce conclusion d’avant propos. J’imagine déjà les tourismes tournant autour du dessin qui est mien…

Bien à vous
Plip Gouttereau

vendredi, 03 octobre 2008

Un réceptacle pour Plip

plip dans réceptacle.JPG

Plus convenable qu'une cuillère, plus vénérable qu'un minéral, plus cordial qu'une lamelle éphémère, plus précieux qu'un étendu à l'étale... Fragile réceptacle vert.

 

J’avais beau être entouré d’une multitude de points, tous autant aboutis qu’une bille, sphériquement parfaite, j’attendais un mouvement, les bras ballants, dans un vague souvenir, je restais immobile, n’osant provoquer. Je me sentais solitairement inutile. J’avais cette crainte d‘être l’extrémité d’un évènement… Certes la chose était aisée mais elle ne me convenait pas. Je ne pouvais devenir ce point d’ancrage ! Ce trou dans le néant… Nulle fantaisie en cette apparence. Je savais qu’un évènement se déployait, ce déploie et se déploiera alors que l’ancrage restait, reste et restera à jamais figé ! Regardant autour de moi, le mouvement s’entendait, de plus en plus proche, de plus en plus roulant.

Mon ambition de toujours : devenir un élément mobil, un entre deux. Ma réflexion m’emportait aux frontières de cette extrémité. Elle observait sa jumelle s’éloigner sans pouvoir suivre le mouvement, plus la seconde prenait de l’éloignement plus l’entre deux se comblait d’évènements, de mouvements, de prétextes… Je pouvais dénombrer la population d’un entre deux pour me rendre compte de l’erreur d’un ancrage solidement figé. Alors devenir un entre deux équivalait à participer à la chose vibrante, la mouvance, l’attirance.

Chaque élément participant à encombrer un entre deux était son propre évènement tandis que les extrémités ne servaient qu’à limiter l’action. Je voulais devenir un évènement malgré les risques. En effet l’un des pièges significatif consistait à s’enfermer dans son évènement, restreignant la chose en un environnement pétrifié. Alors je pouvais devenir malgré moi une extrémité, un point d’ancrage ou un point directionnel.

Le centre d’une bille n’est qu’une extrémité directionnelle pouvant devenir un point d’ancrage. Je voyais son égoïsme se refléter sur la surface sphérique de l’évènementiel. Je souhaitais ouvrir mon évènement afin qu’il devienne environnemental, englobant le sociétal et pour une fois, ne pas retenir l’économie. Laisser ce terme en crise.
Cet évènement était mon histoire !

 

Bien à vous
Plip Gouttereau