dimanche, 31 août 2008

Confusion

 

 confusion.JPGFluide reflet...

Confusion dérivant, enfermant le poudrin.
Ce terroir en couche, et en éducation,
Ce brisant asséché, emporte son quatrain,
Ce mousseux élément s’envole sans mission

 

 

Confusion dérivant, enfermant le poudrin.
Par moment la confusion s’invite. Ce n’est pas qu’elle soit impolie ni même effrontée mais arrive chez vous par un beau matin… Sans bagage, sans vêtement, une nudité limpide, sans artifice vibre sous un voile satiné. Sa féminité s’allonge sur le sofa et, les bras ballants, s’endort. Ce doux visage libère les ondes océaniques aux reflets merveilles. Des courbes d’une rondeur charnelle se dévoilent. L’enfant, que je ne suis plus, cueille quelques rêves, et sous l’abri du taillis, laisse éclater sa joie. La confusion est ainsi… Elle s’endort contre l’édredon aux plumes d’oies.

Ce terroir en couche, et en éducation,
Lorsque le voile de la fenêtre ondule, les pas, sur la dalle, vont et viennent. La froide céramique devient un territoire d’où s’élèvent d’innombrables prétextes. Les conquêtes menacent la planéité de la bâtisse ! Dans l’ignorance, le sofa roupille, sous sa jupe de ressorts, chaque carreau de faïence devient une zone de combats. Mouches, scarabées, fourmis et bon nombres de coléoptères s’affrontent pour la moindre brindille farineuse… 
Lorsque la confusion dévoile ses seins les affamés déraillent et trépassent leurs chimères, percutées par les lames du soleil. La confusion est ainsi… c’est une candide s’offrant à tous pour deux trois piécettes.

Ce brisant asséché, emporte son quatrain,
Sur une estrade, des effluves de craies réveillent l’innocence. En s’étirant cette dernière s’allonge et de la pomme de sa main, caresse un espace garni de particules. Poussières voltant, comme les nimbus au dessus des monts vibrants et aux éboulis marins, d’un mouvement de cil elles se dispersent… Voici qu’apparaît la sphère ! Le globe ! Trois cents soixante degrés de rencontres probables. En ce lieu, la confusion tourne ses pages et les histoires tourbillonnent, les fuseaux roulent vers une dentelle vaporeuse. Lorsque la confusion soulève son voile, sa nudité invite les voluptés du matin.

Ce mousseux élément s’envole sans mission,
Tout redevient calme… Le matin a tordu le coup aux sombres étoiles. Une lutte rotative, affinant la soie. Des vêtements sur un porte-manteau, d’autres, dans l’armoire, Le corps humain cherche protection sous le tissus. Laideur épidermique, boursouflures musculaires, l’homme s’étire, pose un pied sur le dallage de la chambré. Les effluves de caféine l’appel, tel un chien il renifle son chemin. Dans le couloir point de lampadaire ! Tout au plus un caniveau… La cuisine attend ! Dans son peignoir sa compagne pilote le petit déjeunée. Ses seins, aux lourdes promesses, pointe vers un croisant. La boulangerie du coin est fermée, faut faire avec les moyens du moment. La confusion est ainsi… Ephémère comme la mère de l’enfant que j’étais ! Il y a bien longtemps…

 

Qu’un bon matin malin, cueille la confusion,
Alors sous une aube, butine ma raison.

 

Bien à vous
Plip - Gouttereau

 

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